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Istituto per la Ricerca Organologica e il Restauro |
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Notes sur la première
adresse romaine de Luigi Embergher. Informations
sur l’atelier Embergher à entre 1893
et 1937 des annuaires de l’époque.
Lorenzo Lippi Traduction de: Fanny Coppey La première période d’activité de Luigi Embergher à
Rome, après son déménagement d’Arpino, comme également l’année durant laquelle
cette activité eut son commencement et la succession des differentes adresses
eues par la suite, sont exposées de manières souvent contradictoires dans les
sources même les plus récentes et au jour d’aujourd’hui manque encore un
travail sérieux et documenté sur les archives qui permetterait une
reconstruction digne de foi. La source la plus commune à laquelle il est possible de se
rapporter (et certainement la plus crédible) sont les étichettes conservées
encore dans de nombreux instruments. La difficulté consiste cependant dans le
manque d’un réel échange d’informations entre les chercheurs et collectionneurs
qui s’occupent de cet auteur et, d’un autre coté, dans la relative pénurie de
pièces attribuables à la première période d’activité d’Embergher (que se soit à
Arpino ou bien à Rome), qui font qu’encore aujourd’hui il reste plus d’une
incertitude au sujet de ses divers déplacements. Egalement pour aller au devant de cette exigence, est en
préparation sur le site www.iror.it une page qui offre la possibilité de
signaler ces informations, outre au numero de matricule souvent écrit au stylo
sur l’étichette et autres particularités (ex. l’éventuelle annotation d’un
sigle sur le tasseau), dans le but de donner vie à une sorte de database qui
offre la possibilité de partager ces connaissances entre chercheurs et
collectionneurs et permettre une interprétation plus rigoureuse des
informations.
S’agissant de Rome, l’annuaire
le plus connu (qui existe encore et est publié, même si dans une présentation
totalement differente de celle originale) est sans aucun doute le “Guida
Monaci”.
Même avec quelques carences
dues à la difficulté de repérer des collections complètes dans les
bibliothèques et dans les archives plus accessibles, l’analyse qui en résulte peut
être, selon moi, d’un certain
intérêt et contient aussi quelques
importantes informations probablement inédites. La première récurrence du nom
de Luigi Embergher en tant que facteur d’instruments musicaux est dans le Guida
Monaci de 1893 et indique une adresse jusqu’à présent non connue comme atelier
Embergher: Piazza Monte d’Oro, 29. Il est à souligner que la communication des
informations pour la publication de son annuaire était à effectuer avant les
premiers jours de décembre de l’année précédente. Il en résulte que l’année
durant laquelle Embergher avait son atelier à cette adresse devait être l’année
1892, ainsi que les récurrences que j’indiquerai par la suite qui devront être
antéposées. Il
est intéressant de noter également comme déjà depuis la première année
Embergher acquit un espace publicitaire (sous le nom de “annuncio speciale”)
qu’il continua à avoir par la suite jusqu’à l’année 1901. Ce fait témoigne de
l’hardiesse commerciale d’Embergher qui, quand bien même inséré dans le tissu
productif romain (ou bien vraiment pour cela) entrevoit l’importance d’une
visibilité majeure et en cela investit de l’argent. Les années de 1890 à 1900
sont du reste les années où majeure est la présence de facteurs de mandolines, même
d’une certaine importance, et le marché devait certainement être en plein
développement, au moins en se référant à la quantité d’activités commerciales
et d’”annunci speciali” (annonces spéciales) reportées sur le guide, même en
rapport à d’autres secteurs de productivité; d’autre part même la concurrence
était inévitablement de plus grande importance et cela nous fait comprendre donc
comme une forme d’”agressivité commerciale” fut indispensable à qui voulut
émerger de ce marché. De 1902 à 1928, Embergher
n’acheta plus d’espace publicitaire, limitant sa présence uniquement à son nom
et adresse dans la catégorie “strumenti musicali” (instruments de musique). Apparait
de nouveau son insertion en 1928 (à laquelle il se part du titre de Chevalier,
duquel il fut décoré entre-temps) et ce jusqu’en 1933. S’il est vrai que durant
cette période l’activité d’Embergher connut une régression notable, jusqu’au
point de devoir réduire le nombre de ses dépendants et les jours de travail, il
est une indication que face à cela, il decida de recommencer à investir dans la
publicité. La
présence d’Embergher dans le Guida Monaci s’interrompt après l’année 1937, date
qui correspond essentiellement à la cession d’activité à Domenico Cerrone. Me sont semblées également interessantes les annonces
publicitaires, dans lesquelles on peut retrouver des informations sur certaines
périodes significatives de l’activité d’Embergher. De ses succès aux expositions
internationales aux revendications de ses inventions et brevets, caractéristique,
celle-ci, commune aux luthiers de l’époque, au moins dans le domaine
mandolinistique, une sorte d’attestation d’adhésion à la modernité presque
obligatoire dans le cadre de la “seconde révolution industrielle” italienne, si
bien que beaucoup d’artisants déposèrent les inventions les plus extravagantes
pourvu qu’ils puissent s’en vanter sur leurs propres étichettes (même lorsque ces
inventions conçernaient des domaines totalement autres) et souvent vantaient
des brevets jamais déposés et des inventions jamais crées. Seulement
durant l’année 1897, outre à l’adresse de l’entreprise de la rue Tomacelli, est
reportée sur la publicité celui d’un dépot 36, rue des Condotti. Par la suite on relate la
liste des années consultées et les adresses correspondantes et donc les images
des annonces publicitaires. Pour certaines années on a consulté aussi d’autres
annuaires (notamment l”Annuario d’Italia-Calendario Generale del Regno”,
annuaire d’Italie-Calendrier Général du Règne, et l’”Annuario Italiano”,
l’Annuaire Italien), indications signalées aux endroits opportuns. J’indique pour finir que sur l’”Annuario Italiano” de
l’année 1932-33 on retrouve l’indication de l’atelier “Embergher A. e F.lli” à
Arpino (à l’époque province de Naples). © Lorenzo Lippi - IROR Octobre 2006 Publié sur: www.iror.it Bibliografie essentielle: M. Lizzani: “Guida Monaci:
Roma di ieri, di oggi, di domani” de: “Strenna dei Romanisti”, 1952 R. Vannes: “Dictionnaire Universel des Luthiers”, 1975 R. Janssens: “Geschiedenis van de Mandoline”, 1982 P. Sparks: “The Classical Mandolin”, 1995 A. Timmerman: articles sur le site “www. Embergher.com”, 2004 M. Chiappini: fascicule de
présentation du Musée de la Lutherie d’Arpino
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